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D’héritage, en héritage

D’héritage, en héritage - Robert Hummer

Je me trouvais un jour, avec mon frère dans un magasin de Porte et fenetre Petite St-Andre Avellin. Il avait l’intention de changer toutes les vieilles fenêtres de sa nouvelle maison par de nouvelles, à condition qu’il puisse en trouver du même style. Il venait d’hériter de sa belle-famille, d’une très belle maison victorienne, et s’était juré de la transmettre intacte à ses enfants. Il y allait de son honneur, selon lui. Après ce magasin, il fallait faire avec ma belle-sœur, plusieurs magasins, pour trouver des tissus pour rideaux du même style. Lorsque je rentrais chez eux, et que pendant plus de quatre heures, je les entendais parler argent pour tout ce qui concerne cette maison, tant par les réparations que par la consolidation de chaque partie de la cave au grenier, je me disais que certains héritages n’étaient pas vraiment des cadeaux. Si c’était pour rester le reste de sa vie à surveiller de la pierre et du bois, je préférais largement n’hériter de rien.

Mon frère et ma belle-sœur décédaient dans un accident de voiture quelques années plus tard. Je me retrouvais à avoir des obligations, à cause d’une tutelle obligatoire envers mes neveux. J’avais pour devoir de veiller à ce qu’ils puissent compléter leurs études jusqu’à leur majorité, et de faire le nécessaire par le biais de l’héritage laissé par leurs parents pour pallier à tous leurs besoins. J’avais divers rendez-vous obligatoires dans l’année avec des assistantes sociales, ainsi que des conseillers financiers et le notaire. Je me retrouvais dans l’obligation de faire pour la bienveillance de mes neveux tout ce que je détestais.

Ma dernière nièce arrivait à sa majorité dans le mois. J’allais enfin pouvoir respirer et planifier une bonne fois pour toute, tous les rendez-vous nécessaires pour me libérer intégralement de toute obligation. Les conseillers financiers avaient bien fait leur travail. C’est ce que me révélera l’avocat de la famille qui venait ce jour-là avec le notaire. Les enfants étaient présents pour le partage de tous les biens. Lorsque cela fut fait, je me levais en respirant fortement ma liberté retrouvée. Le notaire me demandait de me rasseoir. Les enfants avaient concocté une petite surprise pour moi. Ils regroupaient toutes leurs parts en une seule pour ne faire aucune division dans la maison ni la pousser à la vente. Le notaire me tendait un document spécifiant que je devenais propriétaire de toute la maison avec toute la bonne volonté de tous mes neveux. Me voilà bien.

À propos de l’auteur :

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Bonjour, mon nom est Robert et je suis un passionné d’aviation. En effet, j’adore quitter le week-end venue pour m’envoler toujours vers de nouveaux territoires. J’ai aussi la chance d’avoir un fils tout autant passionné, ce qui me permet de partager mon savoir. Ce blogue, c’est en quelque sorte une détente pour moi : j’y parle évidemment d’aviation mais aussi d’une panoplie de sujets qui touchent ma vie au quotidien. Laissez-vous surprendre et découvrez! À très bientôt et bonne lecture!